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  • Les créatures du Lagon Noir

D'autres nouveautés de septembre

Dernière mise à jour : 19 sept. 2020

C'est toujours un événement quand l'un des plus grands romanciers contemporains sort un nouvel ouvrage.

Salman Rushdie affiche dès le titre cette filiation avec la veine cervantesque qui irrigue son œuvre depuis Grimus (1975) et Les Enfants de Minuit (1981). Le héros éponyme ne parcourt pas l'Espagne mais les États-Unis de Trump, et l'Inde passée et présente n'est jamais bien loin (en écho avec Le Dernier Soupir du Maure, 1995), l'écrivain originaire de Bombay jouant une fois encore avec le "réel irréel", voire le réalisme magique, dans une langue fluide, exubérante, sensuelle aussi, tout en faisant de la question de la "migration" l'une des sources vives de sa verve romanesque. De quoi nous donner l'envie de relire son chef-d’œuvre, Les Versets sataniques (1988).




Treize ans ont passé, mais Twilight n'a pas dit son dernier mot : Stephenie Meyer propose de revenir aux origines, sans proposer toutefois une prequel. Simplement elle raconte le premier tome de la saga, Fascination, du point de vue d'Edward Cullen. Et elle ne fait pas les choses à moitié puisque 800 pages attendent les fans et les autres, proposant une variation qui permet d'entrer dans la tête du "jeune" vampire.




A peine avons-nous eu le temps de lire Manières d’être vivant (2020), dont la sortie a été perturbée par le coronavirus et le confinement qui s'en est suivi, que le chercheur et universitaire aixois sort cet essai brûlant, qui enfonce le clou. Tout l’enjeu est là : que devient l’idée de “protéger la nature” quand on a compris que le mot “nature” nous embarquait dans une impasse dualiste, et que “protéger” était une conception

paternaliste de nos rapports aux milieux ? Cela devient raviver les braises du vivant, c’est-à-dire lutter pour restituer aux dynamiques de l’éco-évolution leur vitalité et leur pleine expression. Défendre nos milieux de vie multispécifiques. L’ancienne protection de la nature était confisquée par les experts et les États, cet ouvrage se penche sur des initiatives qui révèlent un mouvement puissant, qu’il faut accompagner et nourrir : la réappropriation, le reclaim citoyen de la défense du tissu du vivant, du soin des milieux de vie. Nous sommes le vivant qui se défend.

Aperçu sur l'auteur dans 28 minutes, l'émission de ARTE, (février 2020) :

https://www.youtube.com/watch?v=ho2tkNQW2cA

Guy

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